« Ce moys de May soyons lies… »

À l’occasion des 50 ans de la Fondation de Romainmôtier, et en collaboration avec les Concerts de Romainmôtier, la Paroisse de Vaulion-Romainmôtier et le 13ème Festival de Besançon/Montfaucon,  la Fondation a le plaisir de proposer ce concert gratuit à tous les amis de Romainmôtier.


« Ce moys de May soyons lies… »

Dimanche 27 mai 2018, 16h00, Abbatiale de Romainmôtier

Programme de chansons du 15e siècle, de Gilles de Bins dit Binchois (vers 1400-1460) et Guillaume Dufay (Beersel, 1397 – Cambrai 1474) par l’ Ensemble Les Alizés.

Capucine Keller, chant
Clémence Comte, flûtes et direction
Liam Fennelly, vièle
Angélique Mauillon, harpe

ensemblelesalizes.com


L’ensemble Les Alizés a été fondé en 2006 par Clémence Comte dans le but de monter des programmes qui lui tiennent particulièrement à cœur.

Gilles de Binche, ou Gilles Binchois, naît à Mons vers 1400. C’est l’un des plus célèbres compositeurs du début du XVe siècle et l’un des premiers représentants de l’école bourguignonne, à la chapelle de Philippe le Bon, mais sa vie n’est connue que de manière parcellaire, grâce à de rares documents administratifs ou comptables. Il meurt en 1460 à Soignies, dans le Hainaut, où il est prévôt de l’Église collégiale en 1452.

Comme tous ses collègues, ses fonctions le conduisent à écrire de la musique religieuse, notamment le premier Te Deum polyphonique connu, mais c’est dans le domaine profane qu’il lègue sa meilleure contribution. Durant cette période, la chanson adopte un nouveau style qui se démarque clairement de l’ars nova et de l’ars subtilior, mettant en lumière l’intelligibilité du texte et de la structure musicale. Il reste une cinquantaine de chansons de Binchois, composées selon les formes en usage, essentiellement le rondeau et la ballade. Binchois s’appuie sur des poésies de l’époque, notamment celles d’Alain Chartier, Christine de Pisan et de Charles d’Orléans. La tonalité générale en est souvent mélancolique, comme l’attestent certains titres « Triste plaisir et douloureuse joie », ou encore « Deuil angoisseux, rage démesurée ». Toute l’œuvre Binchois témoigne d’un souci de fluidité des lignes et d’un lyrisme délicat.

Guillaume Dufay (1397-1474) marque le début de la prestigieuse école franco-flamande, qui a rayonné en Europe jusqu’à la fin du XVIe siècle. Né dans les Flandres, ses qualités lui ont valu de s’expatrier pour faire une brillante carrière internationale, notamment en Italie, en Bourgogne et en Savoie. À l’époque, la plupart des compositeurs écrivaient surtout de la musique religieuse, ce qu’a fait Dufay avec 9 messes et 76 motets, mais il y a ajouté plus de 80 chansons, ballades, virelais et rondeaux qui en font le représentant le plus éminent de ce domaine dans la première partie du XVe siècle.

Comme Binchois, Dufay a su assouplir les techniques de l’ars nova du XIVe siècle sous l’influence de l’harmonie anglaise et de la mélodie italienne. Ses chansons ont préparé l’apogée de la musique polyphonique de la Renaissance. Compositeur particulièrement célèbre du XVe siècle, Guillaume Dufay a vu son œuvre largement diffusée et transcrite.

Merci de confirmer votre présence avec le nombre de participants par courriel :
olivier.grandjean@ (at) swissisland.ch

 

Fondation de Romainmôtier Depuis 1968 au service du patrimoine et de l’accueil.

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